

Le clair-obscur n’est pas une technique, c’est une façon de voir le monde. Depuis le Caravage jusqu’à aujourd’hui, des artistes ont choisi l’ombre comme langage. La Bourse de Commerce réunit une centaine d’œuvres de la Collection Pinault autour de cette question simple et vertigineuse : que signifie voir les ténèbres ? Du rituel hypnotique de Pierre Huyghe filmé dans le désert d’Atacama aux corps en combustion de Bill Viola, des sculptures de Germaine Richier aux installations de Laura Lamiel, cinq espaces du sous-sol à la coupole transforment le monument en paysage crépusculaire. Un avertissement honnête : les avis sont partagés. Certains visiteurs ressortent bouleversés, d’autres déçus par un propos trop éclaté. C’est le genre d’expo qui demande du temps et une vraie disponibilité. Bourse de Commerce, jusqu’au 24 août.