

Célébrer le centenaire de Alina Szapocznikow dépasse largement le simple hommage. Pour la Galerie Loevenbruck, qui veille sur son œuvre et ses archives depuis plus de quinze ans, cette exposition est l’occasion de transmettre ce qui, chez cette artiste hors norme, continue de bouleverser.
Née en Pologne en 1926 et disparue en France en 1973, Alina Szapocznikow traverse certaines des épreuves les plus violentes du XXe siècle : la déportation, les camps, l’exil, la maladie et la difficulté d’exister en tant que femme dans un monde de l’art profondément masculin. Pourtant, jamais son œuvre ne cesse d’affirmer un désir de vie.
Pionnière dans l’utilisation du moulage de son propre corps et de matériaux innovants comme la résine, la mousse polyuréthane ou le polyester, elle transforme souvenirs, fragilité et douleur en formes sculpturales radicales. Ses œuvres, à la fois intimes et universelles, composent une autobiographie fragmentée où le corps devient mémoire.