

Jusqu’au 1er novembre 2026, l’Institut Giacometti propose un regard singulier sur la période surréaliste de l’artiste, qui s’étend de 1929 à 1935. Si ses œuvres surréalistes sont aujourd’hui connues, on sait moins qu’il s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif : appliques, lampes, vases, chenets, dessinés et fabriqués avec son frère Diego pour Jean-Michel Frank, décorateur des plus belles maisons de Paris. Longtemps considérées comme distinctes, ces deux pratiques sont ici mises en regard. Ces objets-sculptures, aux formes agressives, parfois érotiques, souvent biomorphiques, sont à mi-chemin entre l’objet du quotidien et l’œuvre d’art : l’applique en forme de main devient le germe d’une sculpture, la Table de 1933 n’est ni meuble ni sculpture, mais les deux à la fois. L’exposition révèle ainsi comment ces deux univers s’entrelacent et s’enrichissent mutuellement, jusque dans les principes mêmes de leur conception.