

Il rêvait d’exposer à Paris pour l’Exposition universelle de 1900. Il est mort à 41 ans, seul dans une cabane à 2 700 mètres d’altitude, en peignant sa dernière toile. Ses derniers mots : “Je veux voir mes montagnes.” Plus d’un siècle plus tard, Paris lui rend enfin hommage. Le Musée Marmottan Monet consacre la première grande rétrospective française à Giovanni Segantini, figure majeure du symbolisme et du divisionnisme européen. Né dans la pauvreté, apatride toute sa vie, il a fait des Alpes son territoire et sa quête — captant la lumière des sommets avec une intensité que Kandinsky voyait comme la plus abstraite qui soit. Une soixantaine d’œuvres venues des plus grandes collections européennes, et en contrepoint, quatre toiles d’Anselm Kiefer en dialogue silencieux avec son œuvre. Musée Marmottan Monet — jusqu’au 16 août.